TETE
la taille de la tête sera proportionnée au corps. La tête sera souvent dotée d’une mâchoire large et costaud une bouche peu délimitée (ne dépassant pas la ligne des naseaux), associée à des naseaux petits à moyens en croissant de lune qui sont typiques de la race, les yeux idéaux sont larges (avec une expression douce et gentille) ils peuvent montrer une forme un peu elliptique. Il est fréquent de rencontrer des yeux aux paupières légèrement à moyennement tombantes et ne sont pas pénalisées. Des yeux petits ou enfoncés, des « yeux de cochon » ne sont pas acceptés, tout comme les mentons plats ou les lèvres tombantes. Il est fréquent que la tête soit longue, mais il n’est pas recommandé que celle-ci soit trop grosse, trop grossière ou trop longue.
Vue de profil : le chanfrein est normalement droit et légèrement enfoncé ou très convexe (romain) des faces très enfoncées ne sont pas souhaitées, pas plus que des « oreilles de moutons », des têtes ou des museaux trop larges ou grossiers.
Vue de face : les yeux sont largement écartés. Les oreilles sont largement écartées également, normalement le bout des oreilles n'est pas pointu. L’intérieur des oreilles doit être pourvu de poils, un chanfrein étroit n’est pas accepté.
ENCOLURE
Le garrot doit être propre. Un écart entre les mâchoires est souhaité. La longueur du cou variera suivant le type. La puissance du cou dépend du sexe et de la lignée. Un cou grossier ou très court n’est pas accepté. L’encolure doit être plus allongée vers l’extrémité supérieure (droite ou recourbée vers le haut) et plus court à l’extrémité inférieure (droite en dessous – une ligne inférieure protubérante est indésirable). L’attache entre le cou et l’épaule doit être nette, cependant l’articulation entre le cou et l’épaule dépendra des différents modèles.
ÉPAULES
Les épaules et le poitrail sont bien musclés sans pour autant devenir proéminents. Un poitrail en V et des épaules bien plantées en arrière (l’angle idéal est de 45 à 55 degrés) sont souhaités. A l’inverse, il ne faut pas que les épaules soient raides.
OS, JAMBE ET PIEDS
Un trait caractéristique de la race est la force par la taille, la durabilité et l’endurance. Ceci est particulièrement mis en évidence par l’ossature quasi idéale de leurs pieds et de leurs jambes qui ne connaissent que rarement de problèmes. Les antérieurs doivent avoir des avant-bras assez longs et des canons substantiels. Les paturons ne doivent pas être trop longs sous peine d’être fragilisés, ils ne doivent pas non plus être droit-jointés (manquant de flexibilité et n’absorbant pas suffisamment les chocs) et suivront normalement l’angle de l’épaule.
Les pieds et les os sont larges et à même de supporter sans souci le poids d’un cavalier. Les sabots seront épais tant dans leur structure que dans la sole. Le talon sera ouvert. Le sabot sera bien rond, montrera de la force, et aura un angle adéquat. Les jambes sont correctes et droites lorsque regardées de devant, de côté ou de derrière. Le jarret de bœuf, le jarret coudé et toutes les imperfections connues pour provoquer des troubles de l’équilibre sont inacceptables. Des postérieurs légèrement panards, ainsi que d’autres traits peuvent être fréquents et acceptés pour certains types, disciplines ou fonctions et doivent être pris en considération. L’absence de chataignes ou des chataignes plus petites qu’à la normale (intérieur de la jambe) ou des ergots (à la pointe des boulets) qui sont, en général, des caractéristiques considérées comme primitives chez les chevaux de traits, sont parfois rencontrés chez certains Curlies.
CORPS
Nous recherchons un garrot suffisamment proéminent pour accueillir une selle confortablement. Les côtes seront attachées en profondeur et bien étalées afin de développer sa pleine capacité. Une bedaine n’est pas souhaitée. Un Curly devrait avoir un dos musclé court ou moyen, ainsi que des reins courts ou moyens, combinant force et flexibilité. Le Curly doit avoir un ventre long qui permet des mouvements athlétiques libres. La croupe est arrondie et tombante, et est, à l’évidence, forte. L’arrière-main doit être proportionnellement longue. Vue de profil, sans être volumineuse, elle est bien musclée. Une arrière-main courte, lorsque observée de côté, est un signe d’un élevage de mauvaise qualité et doit être pénalisée. Le Curly ne doit pas avoir une arrière-main courte et/ou étroite. Lorsqu’on observe l’animal de derrière, on vérifiera que l’écart entre le grasset et la zone de la cuisse soit aussi large ou plus large que l’écart entre les os des hanches.
CRINIÈRE ET QUEUE
La crinière des Curlies mut plus au printemps que chez les autres races. Elle peut rester longue, épaisse et bouclée, et, dans ce cas, elle est partagée au centre (crinière double). Chez certains spécimens, la crinière est plus clairsemée, elle peut être très peu fournie plus spécialement durant la mue, cela n’est pas un défaut. La queue est attachée correctement, ni trop haut ni trop bas. La base est souvent moins fournie que le reste de la queue, des endroits clairsemés peuvent être visibles à cet endroit. Considérée comme une caractéristique du gène dominant, plus spécialement dans les lignées de l’Ouest, cette absence de poils n’est pas un problème.
Des crins très courts ou très fins, ainsi que des queues « chauves » sont souvent remarquées chez les Curlies homozygotes au gène dominant (plus spécialement dans les lignées de l’Ouest), les Curlies appartenant aux lignées de l’Est et possédant le gène récessif ont souvent également des queues dépourvues de crins.
MOUVEMENT
Le Curly montrera une foulée, moyenne ou longue, droite, athlétique et efficace. À la marche, le postérieur se posera sur ou devant l’empreinte de l’antérieur, créant une longue foulée (on parlera de cheval qui se juge ou se déjuge). Le trot devra être naturellement allongé et souple. Le Curly Nord Américain est typiquement une race de marche, de trot et de canter, cependant, il existe un groupe distinct de Curlies qui est naturellement considéré comme étant un groupe de « chevaux d'allure »
- Traduction de International Curly Horse Organisation
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