Histoire

En 1804, le zoo de Schönbrunn à Vienne en Autriche, a accueilli 6 Curlies (en tous cas 6 chevaux frisés) en provenance de Suède 
(4 juments et 2 étalons dont 2 bai, 2 alezan et 2 isabelle). Il se dit qu'en 1806, Napoléon aurait introduit une de ses juments et l'étalon alezan au Jardin des Plantes à Paris. Les autres Chevaux frisés restés en Autriche ont produit jusqu'en 1820.

Aujourd'hui, dans les réserves du Musée d'histoire naturelle de Vienne, on peut voir un des descendants de ces chevaux frisés... ou chevaux curly, naturalisé en 1814, il s'agit d'un mâle palomino , portant le nom de "CURLY HORSE"...Ces chevaux étaient ils des curly ? ou des Bashkir, longtemps confondus. En rappel le Bashkir est issu de Russie, de la région du Bashkir (ou Bashkort), Cheval frisotté, en majorité de robe  rouannée avec raie de mulet et zebrures membres et poitrail ou de robe solide....
MAIS qui n'a pas l'attout de l'hypoallergénie.

Crédit photo : Progeny of the Schoenbrunn Zoo Curly Horses
Picture: Natural History Museum, Vienna

Le curly de Napoléon au Jardin des Plantes à paris

Des origines mystérieuses...

 

On a longtemps pensé, à tort, que le curly venait de la région du Bashkir, région montagneuse de Russie, et qu'il aurait migré au Canada via le détroit de Bering à la fin du 19 siècle. Il a donc logiquement été baptisé Bashkir Curly. Cependant, au début de ce siècle, des traces sous forme de dessins rupestre prouvent déjà de la présence du Curly sur le continent Américain.


L'origine la plus vraisemblable serait l'Asie centrale. Tom Dixon a importé 5 chevaux frisés provenant de l'autre côté de la passe de Kyber Afghanistan ou Tadjikistan vers 1860/80. Il s'agissait d'un étalon et de 4 juments.  Il les a fait reproduire et il aurait conservé 2 étalons de cette union, durant quelques années, avant de tous les relâcher dans la nature, probablement au Nevada... Donc oui, il y aurait bien eu des chevaux Lokaï (du moins, frisés) importés aux USA et mixés aux mustangs...

 

Il est normal qu'avec les années, la conformation des Lokaï se soient "diluées" avec celles des mustangs, sauf pour la frisure et ce qui est relié au gène de la frisure (l'hypoallergénicité ?).  Cela correspond également aux premières observations rapportées par la famille Damele (entre 1898 et 1905) de la présence de chevaux frisés dans les hardes de mustangs.

 

En ce qui concerne les Curlies du Dakota, on pense qu'ils seraient arrivés par l'Amérique du Sud (chevaux d'origine espagnole).

curly-origine-gène-histoire
histoire-curly-gène-élevage-damele

L'origine de la lignée de "Curly Jim" est plus nébuleuse. C'est peut-être, effectivement, un gène récessif qui s'exprimerait à l'occasion. C'est possible, car sa frisure est différente. Les premiers Curlies seraient arrivés au Canada en 1883, importés de la région de Winnamucca au Nevada par George Pollock.


Il a ainsi organisé la transhumance de 200 mustangs, donc quelques Curlies, jusqu'aux Cypress Hills, en Saskatchewan, où il a installé son ranch et fondé la lignée "Cypress" que l'on retrouve dans bien des pedigrees de Curlies.

 

George Pollock serait l'un des premiers hommes blancs à élever des Bashkir Curlies et l'un des seuls élevage "en continue" d'une lignée sélectionnée sur plus d'un siècle. 120 ans plus tard, son petit-fils, Ross, et sa femme Claire, ont acheté deux Curlies de l'élevage Bergen pour s'installer dans la même région et reprendre l'élevage...

 

On reparlera de la race curly chez la famille DAMELE à Eurêka dans le Nevada. Ces ranchers capturent quelques spécimens vivants à l'état sauvage parmi les mustangs, et les intègrent à leurs troupeaux de chevaux de travail de leurs ranchs. En 1932 un terrible hiver vient décimer leur cheptel. Les chevaux de race Curly et leur descendance, ainsi que quelques autres, survivent.

 

Les Damele reprennent donc leur élevage avec ces quelques spécimens de fortune. Ils se rendent très vite compte que ces chevaux, qui non seulement résistent à près de moins 40°, ont une grande facilité à apprendre, mais qu'ils ont une formidable intelligence, une grande docilité et combien ils sont rustiques et endurants.


Aujourd'hui, les descendants DAMELE vivent toujours à Dry Creek and Ackerman Ranch.

old foundation curly horse

La légende Americaine veut que les Curly étaient "les chevaux avant les chevaux". Ce qui signifie qu'ils étaient là avant les chevaux espagnols.... Comment ils sont arrivés aux États-Unis est un mystère.
Les populations de chevaux sauvages de l'Ouest Amérique du Nord depuis les années 1700 ont été relatées par les Indiens dans des transmitions orales, et des pictogrammes qui montrent que les Indiens Sioux et Crow 
avait des chevaux aux manteaux frisés au début des années 1800

Au Dakota, dans "les contes d'hiver", relatent  de Curlies de volés par les indiens Sioux aux indiens Crows. 
Les curlies, excellents complices pour la chasse aux bisons, étaient les chevaux sacrés, et vénérés,
étaient réservés aux chamans et aux sorciers. Le plus prisés par ces derniers étaient ceux qui 
portaient le "médecine hat" : taches rouan ou noir sur la partie supérieur de la tête.
 Baptisés "grand chien rouge" ou le "Buffalo Pony", nom, soit disant, en rapport avec la robe des bisons. 

Ils étaient de courageux et valeureux chevaux, ils n'ont d'ailleurs pas changé.
L'histoire étant ce qu'elle est devenu, la modernité ayant pris le dessus, les indiens ont été oubliés et les Curly ont rejoint les troupeaux de chevaux sauvages. 
Aujourd'hui encore, ce gène dominant "Curly" provient des lignées de Curly qui se 
sont reproduits à l’état sauvage. Des dessins rupestres réalisés par le Chef Nuage Rouge en 1881 
dépeignent la bataille de Little Bighorn, et mettent en scène des curlies.

 

Toutes ces informations proviennent de discussions sur le site de l'ICHO, essentiellement entre Ron Gale et Lene Jensen, ainsi que du livre "Myths and Mysteries of the Curly Horse" (qui est malheureusement épuisé).